Voilà la cinquième suite de la liste des personnages de Zipang. Ceux-ci sont toujours par ordre d'apparition.
Thomas
Volume 6
Il s'agit d'un marchand anglais qui trafiquait on ne sait quoi et qui s'est établi à Singapour avant la seconde guerre mondiale. Là-bas, il est tombé amoureux de Teruko, une japonaise vivant là-bas, et ensemble, ils ont eu un fils, Tôma. Cependant, Thomas buvait beaucoup et était assez colérique. D’ailleurs, un jour, quand Tôma lui a demandé quand ils iraient en Angleterre, Thomas lui a répondu, une bouteille à la main, qu'il devait la fermer et que ce n’était pas un pays pour les morveux. Mais à partir du 8 décembre 1941, tout a changé avec la déclaration de guerre des Etats-Unis contre le Japon. Teruko et Tôma ont été enfermés dans des camps à Changi, et 2 mois plus tard, les japonais ont envahi Singapour. A ce moment, Thomas a tenté de prendre la fuite en laissant sa femme et son enfant, et de rejoindre un bateau pour l'Angleterre, mais il a été pris. Ensuite, alors qu'il était emmené vers un camp de Changi, il a aperçu Teruko et Tôma qui venaient d’être libérés. Thomas les a appelé avec un grand soulagement, mais c'est alors que Teruko a fait taire son enfant et a fait comme si elle ne connaissait pas Thomas. Par après Thomas a été enfermé dans l'un des camps et a fini par mourir de la malaria.
Contre-amiral Takazumi Oka (PH)
Volume 7
Ce japonais est le chef de l'administration des armées et fait partie du commandement de l’armée. Vers la fin de l’année 1942, le quartier général de la marine impériale à Yokosuka apprend l'existence d'un croiseur japonais venu accidentellement de 60 ans dans le futur, le Mirai. Après avoir pris connaissance de la puissance de ce navire, l'amiral Isoroku Yamamoto, basé à Truk, décide d'inviter les membres du Mirai à retourner à Yokosuka. Le croiseur arrive donc dans la baie de Tokyo et ses membres envoient un message au quartier général de la marine, demandant à ouvrir des négociations pour savoir quelles vont être les futures actions de leur navire. Pour cela, ils souhaitent que quelqu'un capable de prendre des décisions vienne à bord. Et si personne ne vient, ils considéreront qu'ils peuvent rentrer dans la baie de Tokyo. Selon l'un des officiers du quartier général de Yokosuka, l’équipage du Mirai jouent le jeu qu'ils devraient. Oka, lui, réfléchit tout en tapotant l'accoudoir de son siège avec son index droit. Un autre officier suggère d'envoyer une patrouille de reconnaissance, mais un autre se demande surtout qui va aller là-bas, et servir d'otage, en ajoutant que tout cela est totalement officieux. Donc, si ils échouent et que l’armée de terre l'apprend, ce sera embêtant pour eux. Un officier rappelle que l'invitation à Yokosuka provient de Yamamoto. Ils peuvent tout aussi bien évoquer un accident et couler le croiseur, rappelant que 2 destroyers sont ancrés dans la baie et que les escadrilles de Yokosuka sont prêtes à décoller. Oka reste muet, et c'est alors que quelqu'un déclare que si on les laisse faire, rien ne sera décidé dans 10 ans. C'est alors qu'Oka reconnaît Mitsumasa Yonai, l'ancien premier ministre et actuel amiral de réserve. Celui-ci annonce qu'il ira sur le croiseur. On le prévient que c'est dangereux et qu'on ne sait pas qui est à bord. Yonai répond que cet équipage est japonais comme eux, et que s'il devait lui arriver quelque chose, un réserviste comme lui ne serait pas une grosse perte. Par après, sur l’embarcadère, Yonai monte sur la petite embarcation et dit aux autres marins qu'ils peuvent eux aussi descendre car il peut se débrouiller tout seul. Tous les officiers, dont Oka, sont surpris, mais Yonai leur rappelle qu'il commandait des navires bien avant eux et bien plus longtemps qu'eux. Après le départ de Yonai, Oka ordonne que la flotte de destroyers soit avertie. C'est la dernière apparition d'Oka dans ce tome.
Jirô Yoshimura
Volume 7
Jirô est un japonais qui est employé des bureaux des chemins de fer sudmandchouriens. Opposant au gouvernement japonais, et plus spécialement à l’armée de terre qui se trouve en Mandchourie, il est contacté en 1942 par un ancien capitaine de la marine impériale japonaise, Takumi Kusaka. Celui-ci a fait la rencontre d'un croiseur japonais, le Mirai, venu de 60 ans dans le futur, et qui lui a appris que l'empire du Japon allait accepter une reddition sans condition en 1945. Pour éviter cela, et que le Japon puisse parvenir à un accord de paix satisfaisant, il a élaboré un plan pour lequel il a besoin de l'aide de Yoshimura. Celui-ci accueille Kusaka à Xinjing en voiture et trouve dommage qu'il doive déjà partir pour Heilong Jiang. Néanmoins, Yoshimura assure Kusaka sur la collaboration des bureaux des chemins de fer, car il s'agit d'une demande du général Ishiwara, et cela ne se refuse pas. Kusaka ne doit cependant pas oublier qu'il est sur le territoire de l’armée du Kanto et il devra être prudent. Pourtant, Kusaka déclare que si ses recherches aboutissent, la suprématie de l’armée du Kanto disparaîtra et un nouveau monstre viendra pour régner, ce qui semble surprendre Yoshimura. Le duo arrive ensuite à Harbin, dans le nord, où Kusaka se fait maintenant appeler Wang Tuoh I. Là-bas, ce dernier va parler dans une église à Monsieur Danilov, un émigré russe, croyant, mais aussi courtier et trafiquant. Il veut lui révéler l'existence d'un grand gisement de pétrole à Heilong Jiang et s'associer avec lui. Yoshimura attend dans la voiture, mais est rapidement attrapé par les hommes de Danilov. Ceux-ci l’emmènent dans l’église sous la menace d'une arme et montrent que les 2 hommes sont bien japonais. Danilov reconnaît Yoshimura, et ne veut plus prendre part à une alliance. Mais Kusaka explique que s'il en parle à l’armée, il ne gagnera pas un sou, et il ne veut pas accompagner le Japon dans la défaite, qui semble inexorable. Et s'il en parle aux russes, la pression communiste fera que Danilov n'aura nulle part où se réfugier. Mais Danilov ne les pense pas capable de trahir leur pays, ce à quoi Yoshimura répond que son bureau est déjà regardé comme un groupe de penseurs dangereux par l’armée du Kanto, et qu'ils vont procéder à des arrestations. Danilov propose alors de continuer la conversation chez lui. Dans la voiture qui ramène Yoshimura et Kusaka, ce dernier révèle que Danilov va probablement les trahir. Il explique que l'information est la meilleure arme. Danilov va donc vendre l'information du gisement au plus offrant. Et les seuls qui ont les moyens d'agir sont les Etats-Unis. Ils ne voudront pas que les japonais tombent dessus. Avec des modifications du plan d’après-guerre des américains et la fin de la guerre en Europe, la paix entre le Japon et les Etats-Unis pourrait avoir lieu, sans reddition sans condition pour le Japon. Plus tard, le duo apprend que le capitaine Kadomatsu, le second du Mirai, s'est lancé à la poursuite de Kusaka en Mandchourie. Kusaka et Yoshimura préparent une tentative d’enlèvement, mais un de leurs hommes téléphone à Yoshimura pour lui dire que la tentative a échoué, et que Kadomatsu et le lieutenant Kisaragi de la marine impériale se dirigent vers Xinjing où se trouve le duo. Yoshimura se demande si ce Kadomatsu est avec ou contre eux, mais Kusaka l'ignore lui-même. Ensuite, Yoshimura et Kusaka convainquent le colonel Andô de l’armée de l'air du Mandchoukouo de tuer l'empereur Puyi lors des célébrations pour les 10 ans de cet état fantoche, créé par les japonais. Cependant Andô ne va laisser aucune déclaration derrière lui, ce que ne comprend pas Yoshimura, car sa pensée ne sera pas comprise et il sera pris pour un fou par l’armée du Kanto. Mais pour Andô, certains comprendront et cela lui suffit. Et Kusaka déclare qu'il comprend le voeu du colonel d’accéder à une véritable indépendance du Mandchoukouo, ce qui étonne encore plus Yoshimura. Durant les célébrations, Yoshimura joue au violon et pense à la discussion qu'il a eu avec Kusaka dans le train. Yoshimura se demandait si le Japon ne doit pas perdre la guerre par patriotisme, et aussi pourquoi Kusaka ne se contente pas d'observer un Japon qu'il n'aime de toute façon pas. Celui-ci répond qu'il n'aura toujours qu'une seule patrie, même après la mort. Yoshimura raconte qu'il voulait devenir musicien, qu'il a découvert Marx et qu'il a été arrêté par la police spéciale, ce qui fait qu'il en veut aux militaires, notamment parce qu'ils ont totalement ignoré la politique démocratique. C'est pour cette raison qu'il est allé en Mandchourie, où les gens aspirent à une société cosmopolite. Malgré tout, aussi loin qu'il puisse fuir, il reste japonais. Kusaka a ensuite expliqué que la mort de Puyi mènera par une réaction en chaîne à la réduction du front en Chine, tout comme l'amiral Yamamoto réduit la ligne de défense en mer. Après le morceau de violon, Monsieur Ryû apporte du thé et des brioches, et Yoshimura décide de lui donner son violon pour le remercier pour sa gentillesse. Avant de partir, il conseille à Ryû de rester à l'intérieur. Mais par la suite, Puyi est sauvé par Kadomatsu, et en l'observant avec des jumelles, Yoshimura comprend que c'est quelqu'un qu'il est préférable d'avoir comme ami. On ne voit plus Yoshimura par la suite dans ce tome.
Volume 8
Kusaka et Yoshimura savent où se sont cachés Kadomatsu, Kisaragi et Puyi car Kusaka connaît l'ancien commandant Yabuki, un ancien de la marine, devenu médecin à Xinjing. Celui-ci a été convaincu par Kusaka de participer à son plan pour obtenir une paix glorieuse pour le Japon, sans perdre la guerre. Hors, c'est chez ce même Yabuki que se sont réfugiés Kadomatsu, Kisaragi et Puyi. Un soir, alors que Kisaragi remonte son arme après l'avoir nettoyé, Yabuki braque la sienne. Kisaragi lui conseille d'appuyer sur la gâchette car ainsi, Kadomatsu, qui est à l'étage avec l'empereur, entendra le coup de feu. Il continue à assembler son arme, mais Yoshimura décide d'intervenir et assomme Kisaragi avec un vase. Kusaka entre à son tour, puis monte l'escalier en silence. D'un geste, il montre à Yoshimura de ne pas le suivre jusqu'à la chambre où sont Kadomatsu et Puyi. Un moment après que Kusaka soit entré dans la chambre, un coup de feu résonne, et Yoshimura court immédiatement vers la chambre. Il découvre que Kadomatsu est à terre, blessé à l'épaule, mais Kusaka lui demande de rester où il est. Celui-ci fait glisser l'arme de Kadomatsu sous le lit, où se trouve l'empereur, et lui demande de sortir. Puyi s'exécute, et Kusaka lui explique que de tous ceux qui croyaient au retour de la dynastie des Qing, Puyi est le seul à encore y croire. Cependant, Le Mandchoukouo doit aspirer à devenir un véritable état indépendant, comme l'a dit le frère de l'empereur, Fuketsu. Mais Puyi est empereur, et ne sait pas quoi faire d'autre que rêver au retour de la dynastie des Qing. Kusaka lui dit qu'il a perdu sa liberté en devenant empereur à l'âge de 2 ans, et que pour gagner sa liberté, il doit assumer ses responsabilités. Il peut faire usage de l'arme qu'il a dans les mains et rester ainsi le pantin de l'armée du Kantô. C'est alors que Yoshimura apporte le ronpai jaune, vêtement officiel et symbole de l'empire, transmis de génération en génération depuis Qianlong, que le Japon a interdit à Puyi de porter, et qui a été remis à Kusaka et Yoshimura par Fuketsu. Puyi revêt l'habit puis remercie Kusaka en tant qu'empereur des Qing. Pour la première fois, il va pouvoir faire un choix de sa propre volonté, en se tuant et devenant ainsi libre. Mais Puyi ne parvient pas à appuyer sur la gâchette. Il pointe alors son arme vers Kusaka, et Yoshimura reste pétrifié. L'empereur tire, mais manque Kusaka, probablement volontairement. Celui-ci déclare exprimer son sincère respect pour le choix que Puyi a fait, puis l'abat d'une balle en plein front. Yoshimura n'apparaît plus par la suite dans ce tome.
Yôkichi Kadomatsu
Volume 7
Yôkichi est un menuisier qui, dans le futur d'où vient le Mirai, est aussi le grand-père de Yôsuke Kadomatsu, et donc le père de Yôichirô Kadomatsu. Selon la description qu'en fait Yôichirô, Yôkichi est un artisan de talent, mais aussi très fier, refusant de se baisser devant les gens. De plus, à chaque fois qu'il boit, cela se termine en dispute avec son fils. C'est pourquoi l'oncle de Yôichirô a décidé de s'occuper de lui. De plus, Yôkichi n'a jamais accepté que son fils s'engage dans la force de défense japonaise au lieu de prendre sa suite. Cependant, dans la ligne du temps dans laquelle le Mirai fait son apparition juste avant la bataille de Midway, un événement change l'histoire. En effet, en 1942, alors qu'il n'est encore qu'un gamin, Yôichirô est renversé par une voiture de la marine impériale à Ginza et décède. Ne pouvant payer les funérailles de son fils, Yôkichi noie son chagrin dans l'alcool dans un petit restaurant qui sert des plats traditionnels japonais. Là, il marmonne que c'est minable de se remplir les poches dans une période pareille. Et peu importe ce qu'on dit sur Yôichirô, il reste son fils. Où qu'il aille, il n'aura jamais honte de son fils. C'est alors qu'un autre client du restaurant vient le resservir en alcool. Yôkichi ne le connaît pas mais il s'agit de son petit-fils, venu du futur. Celui-ci demande à Yôkichi s'il est bien le menuisier, et l'homme lui répond qu'il est effectivement celui dont les clients ne voudraient aucune autre commode que celles qu'il fait pour la dot de leur fille. L'inconnu a entendu parler de Yôichirô et aimerait savoir où il se trouve en ce moment. Yôkich rétorque qu'il n'est pas là, et peste car le fait qu'il soit l'aîné lui donne le droit de ne pas laisser son père franchir le seuil de sa porte. Pourtant, il veut voir son fils. L'inconnu se demande alors pourquoi ne pas y aller pour le récupérer et lui apprendre le métier de menuisier pour qu'il puisse prendre la suite de son père. Et s'il a mal agit à cause de l'alcool, il doit arrêter les sorties et plus penser à son fils. Yôkichi répond que si c'était possible, il le ferait. L'inconnu s'énerve et dit que s'il était à sa place, il ne serait pas aussi lâche. C'est alors que, les larmes aux yeux, Yôkichi déclare que son fils n'est pus de ce monde avant de s'effondrer de tristesse sur sa table. La tenancière du restaurant explique alors à l'inconnu comment Yôichirô est décédé, et la raison du chagrin du menuisier. Yôkichi n'apparaît plus par la suite dans ce tome.
Yôichirô Kadomatsu
Volume 7
Il s'agit du père de Yôsuke Kadomatsu. Fils d'un menuisier, Yôkichi Kadomatsu, il est né quelques années avant la seconde guerre mondiale. Tout comme Yôsuke, il a fait partie de la force maritime d'autodéfense japonaise. En 1975, alors que Yôsuke était encore un petit garçon, son père était arrivé à Yokosuka avec son navire. Yôsuke a alors demandé à pouvoir voir son grand-père, car ils n'étaient pas très loin de chez lui. Yôichirô a trouvé que c'était une bonne idée et a autorisé son fils à y aller. Celui-ci a alors voulu que son père vienne avec lui, car il avait congé le lendemain, mais Yôichirô a répondu que s'il venait, il allait encore se disputer avec son père. En effet, Yôkichi ne lui avait toujours pas pardonné d'avoir intégré la force de défense au lieu de prendre sa suite. Yôichirô a décrit son père comme étant un très bon artisan mais aussi très fier, détestant s'abaisser devant les gens. Et à chaque fois qu'il boit, cela se termine en dispute. C'est pourquoi l'oncle de Yôichirô l'a pris avec lui, ne tolérant pas cette situation. Yôichirô a expliqué a son fils que s'il est têtu, cela doit sans doute provenir de son grand-père.
Mais dans la ligne du temps dans laquelle le Mirai, ce croiseur japonais dont Yôsuke est le commandant en second, voyage dans le temps et se retrouve en pleine guerre du Pacifique, en 1942, le jeune Yôichirô, alors encore un garçon, s'est fait renversé par une voiture à Ginza et a malheureusement péri, sans pouvoir donc donner naissance à Yôsuke.
Yuri Danilov
Volume 7
Danilov est un immigré russe vivant à Harbin, une cité bâtie par les russes et qui est, en 1942, en plein milieu du Mandchoukouo, un pays fantoche contrôlé par l'armée du Kantô, l'armée de terre japonaise. Dans cette ville vivent les russes, les japonais, les chinois, mais aussi des coréens et des juifs. Mais pour Danilov, c'est aussi une ville où vivent les trafiquants en tous genres comme lui. Un jour, un chinois du nom de Wang vient le voir dans une église orthodoxe pour lui parler d'une affaire intéressante, et Danilov se demande pourquoi venir le voir lui plutôt qu'un autre. L'homme lui répond que c'est parce qu'il est l'adorateur de mammon le plus adapté à cette poubelle géante qu'est Harbin. Mais le russe ne veut pas être dans le même sac que les commerçants, car il n'est qu'un raté poursuivi par les communistes, et qu'il y a plein d'autres russes. Wang lui rétorque que pourtant, lui n'a pas encore vendu son âme contre de la vodka. C'est alors que Danilov se demande si Wang n'a pas eu une vision en ce qui concerne ce gisement à Heilong Jiang, car des japonais très qualifiés ont déjà fait des fouilles et n'ont rien trouvé à part de la boue. Et pourtant, ce chinois veut s'associer avec lui. Danilov aimerait savoir qui il est vraiment. C'est alors que ses hommes débarquent dans l'église avec un japonais qui attendit dans une voiture. Le russe reconnaît Yoshimura de la société de chemins de fer sud-mandchouriens, et explique qu'être physionomiste pour les courtiers comme lui est très important. Des types louches comme ces 2 japonais sont nombreux, mais Danilov se demande pourquoi ceux-ci n'ont pas parlé du gisement à l'armée. Cette alliance sentait le danger à plein nez, et Danilov tient à la vie. Il veut s'en aller, mais Wang déclare alors que s'il en parle à l'armée, il ne gagnera pas un sou. Pour lui, si le Japon continue ainsi, il perdra la guerre, et il ne veut pas l'accompagner dans la défaite. Et s'il prévient les communistes, la pression au sud va s'accentuer, et Danilov n'aura nulle part où se réfugier. Mais Danilov ne les croit pas capables de trahir leur pays. Pourtant, Yoshimura lui explique que le bureau auquel il appartient est déjà considéré comme un repère de dangereux penseurs pour l'armée du Kantô, et ils entament déjà des arrestations. Danilov leur répond donc que cette histoire comme à lui plaire, et il préfère en parler plus longuement chez lui. On ne voit plus Danilov par la suite dans ce tome.
Lieutenant Katsumi Kisaragi
Volume 7
Ce militaire en poste en Mandchourie agit sous les ordres presque directs de l'ancien premier ministre et amiral de réserve Mitsumasa Yonai. Celui-ci ordonne à Kisaragi d'accompagner un certain capitaine Yôsuke Kadomatsu, qui serait un homme venu du futur avec un croiseur de guerre, pour retrouver la trace d'un ancien capitaine de la marine impériale, Takumi Kusaka, et de l'un de ses complices, Jirô Yoshimura, qui travaille aux bureau des chemins de fer sud-mandchouriens. Mais au port de Dalian, à l'entrée du Mandchoukouo, un homme usurpe l'identité de Kisaragi pour accueillir Kadomatsu à la gare. L'imposteur emmène Kadomatsu dans sa voiture, avant de s'arrêter dans un quartier chinois. Mais alors qu'ils vont arriver à la gare, Kadomatsu fausse compagnie à l'imposteur, laissant la possibilité à Kisaragi, qui les a suivi, d'agir. Habillé comme un habitant du quartier, il attaque l'imposteur au couteau, qui ne se doute de rien. Et quand il comprend, il est déjà trop tard. Kisaragi essaie de lui faire avouer qui il est et qui l'a engagé, mais l'homme perd la vie. Kisaragi retourne voir Kadomatsu, qui le menace d'une arme. Kisaragi lui dévoile alors la phrase secrète qui doit leur permettre de se reconnaître. Ensuite, tandis qu'il se lave les mains, Kisaragi explique que l'imposteur était probablement un continental indépendant qui tenait plus à sa prime qu'à sa vie. Il demande ensuite comment Kadomatsu a su que c'était un imposteur, et le capitaine lui répond qu'il ne connaît personne dans la marine qui parle avec ses 2 mains dans ses poches. Après les présentations, Kisaragi dévoile à son interlocuteur qu'il ne passe pas inaperçu alors que dans une mission à terre, la banalité est le premier atout. Mais pour l'instant, leur problème est de savoir comment leur adversaire possède des informations internes à la marine. Dans le train qui les mène à Xinjing, Kadomatsu demande quelle est la mission de Kisaragi, et celui-ci lui répond que c'est qu'il parvienne à son objectif, avec tout les moyens disponibles. Une fois à Xinjing, ils vont à l'hôtel où a séjourné Yoshimura, mais celui-ci est parti depuis 2 jours. Il aurait logé avec un chinois du nom de Wang. Ils vont observer la chambre puis le soir, ils vont boire dans une taverne. Kadomatsu pense que Kusaka va agir durant le défilé célébrant les 10 ans d'existence de l'état fantoche du Mandchoukouo. Kisaragi se demande ce qu'il pourrait faire avec un tel dispositif de surveillance. Pourtant, le capitaine pense que Kusaka doit avoir une bonne raison pour traîner avec quelqu'un recherché par la police militaire comme Yoshimura. C'est alors que les 2 hommes entendent des soldats de l'armée du Kantô, l'armée de terre japonaise, narguer un colonel de l'armée de l'air du Mandchoukouo, car celle-ci n'a d'armée que le nom. Kadomatsu intervient alors en disant que l'armée la plus puissante est celle qui ne se bat pas. Les soldats de l'armée du Kantô sont vexés et se sentent insultés, et ils se préparent à en découdre avec Kadomatsu. Kisaragi s'apprête à sortir son arme, mais le colonel se lève et rappelle ce que disait Shôtoku Taishi, à savoir "respecter et donner priorité à la paix". Il s'en va et évite ainsi la bagarre. Le lendemain, Kisaragi se demande toujours ce que Kusaka compte faire, et Kadomatsu décide d'aller sur place, en se faisant passer pour un journaliste. Dans la foule, Kadomatsu comprend tout d'un coup les intentions de Kusaka et se précipite vers l'estrade où se trouve l'empereur Puyi, tandis que l'un des avions du défilé rompt la formation et fonce sur ce même empereur avant d'ouvrir le feu sur lui. L'estrade s'effondre, et Kadomatsu pousse l'empereur, encore indemne, dans une petite ruelle pour échapper à un nouvel assaut de l'avion. Kisaragi les retrouve, rend l'appareil photo que Kadomatsu a laissé tomber, et ne sait pas s'il peut appeler empereur quelqu'un que personne ne cherche à sauver. Mais il sait qu'ils sont observé par Kusaka. Il donne ensuite ses vêtements à Puyi pour que le trio puisse s'échapper sain et sauf. Le soir, l'armée du Kantô a déclaré l'état de siège, et le trio a trouvé refuge chez Yabuki, un ancien commandant de la marine impériale que Kisaragi connaît. Celui-ci pense que l'armée du Kantô n'est pas sereine, mais ne veut plus qu'on l'appelle commandant. Tout le laisse penser à un coup d'état. Kisaragi et Yabuki entendent ensuite un bruit de vaisselle qui tombe venant de la chambre où sont Puyi et Kadomatsu. Kisaragi n'apparaît plus ensuite dans ce tome.
Volume 8
Alors que Yabuki rentre chez lui, Kisaragi remarque que son ami est très occupé. Yabuki lui répond que malgré l'état d'urgence, pour un médecin comme lui, les malades n'attendent pas. En retour, il demande si Kisaragi et Kadomatsu comptent garder Puyi longtemps. Kisaragi lui explique que celui qui en veut à la vie de l'empereur, Takumi Kusaka, va certainement se montrer. Kisaragi rappelle d'ailleurs à Yabuki qu'ils se trouvaient sur le même navire en 1937, sous les ordres du commandant Tamon Yamaguchi. Cependant, Yabuki ne s'en souvient pas, notant au passage qu'ils étaient 2.000 à bord à l'époque. Mais Yabuki chercher à savoir pourquoi ce Kadomatsu cherche à protéger Puyi. Kisaragi l'ignore et ne souhaite pas le savoir. Mais pour Yabuki, après avoir quitté la marine, il a eu l'impression de revivre, et a compris que le monde ne se limitait à l'océan pacifique. Peu après, alors que maintenant, Puyi mange ses plats avec appétit, Kisaragi explique à Kadomatsu que l'état de siège n'est pas levé. Puis, il demande à Kadomatsu pourquoi il tient à contrer Kusaka. L'homme est étonné que son protecteur s'intéresse à cela, mais le lieutenant répond que cela entre dans le cadre de sa mission. Pour Kadomatsu, le But de Kusaka était de commencer un jeu, et pourtant, personne n'aimerait voir ses amis et sa famille être mis en jeu dans un pari. Le soir venu, alors qu'il nettoie son arme de poing, Kisaragi n'a plus aucun doute sur le fait que Yabuki connaît Kusaka. Et justement, le médecin entre et s'assoit en face de Kisaragi. Yabuki n'est pas de garde à l'hôpital, car il s'est souvenu qu'il avait quelque chose à faire. Selon son diagnostic, si cela continue ainsi, le Japon va perdre la guerre, et toutes les stratégies faites par des hommes dont les convictions sans fondement sont une perte de temps. Il aime l'état du Mandchoukouo, avec une atmosphère qu'il n'y a pas au Japon. Mais celui-ci va disparaître dans 3 ans si rien n'est fait. Kisaragi se dépêche de remonter son arme, mais Yabuki braque la sienne sur le front du lieutenant, juste avant que celui-ci ait terminé. Le médecin déclare que Puyi est quelqu'un qui ne peut vivre que dans son cocon de palais. Il continuera à être le pantin de l'armée du Kantô, et la mort est son seul moyen de liberté. Kisaragi comprend que Yabuki a été séduit par Kusaka, et lui suggère d'appuyer sur la détente, pour que Kadomatsu, qui est à l'étage, puisse entendre le coup de feu. Sachant son ami incapable de tirer, le lieutenant continue de monter son arme, mais il se fait assommer par derrière avec un vase. Ayant presque perdu connaissance, Kisaragi aperçoit la silhouette de Kusaka qui entre dans la pièce. Ligoté dans une pièce isolée, le lieutenant attend et finit par entendre un seul coup de feu. Puis, il en entend 2 espacés de quelques secondes. Yabuki entre alors dans la pièce où est enfermé Kisaragi, et le libère, avant d'annoncer qu'il veut sauver Kadomatsu. Celui-ci est blessé à l'épaule droite, tandis que Puyi est mort, abattu d'une balle en plein front. Le trio doit cependant quitter la villa à cause des coups de feu, et dans la voiture, le médecin explique que la balle est entrée par la droite de la cage thoracique et s'est arrêtée dans le dos. Il y a en plus une forte hémorragie. Il faut donc retirer la balle et stopper cette hémorragie. Dans une petite maison isolée, Yabuki retire la balle, et Kisaragi demande pourquoi l'avoir emmené. Le médecin explique que Kusaka souhaite voir Kadomatsu vivre, et le lieutenant est le seul à pouvoir le sauver, car il peut lui donner son sang. Cinq jours plus tard, Kadomatsu se réveille dans le lit d'un hôpital civil de la concession française à Tianjin, où l'armée de terre ne viendra pas. Kisaragi l'a entendu prononcer les noms de Keiko et de Kazuhiro dans un délire, et comprend qu'il s'agit de proches. Par contre, l'armée de terre n'a pas encore officialisé le décès de Puyi, mais la réduction du front voulue par Kusaka est en train de se produire. Kadomatsu souhaite se lancer à la poursuite de Kusaka le plus tôt possible, mais en lui montrant le journal, Kisaragi lui dit que son navire ordonne son retour, par un message codé. Il ajoute à Kadomatsu qu'il pourra remarcher dans 10 jours, et qu'il regrette de devoir rejoindre Shanghai en cours de mission. Mais Kadomatsu ne pourra pas oublier le lieutenant car un quart de son sang provient de Kisaragi. C'est la dernière apparition de Kisaragi dans ce tome.
Colonel Andô
Volume 7
Il s'agit d'un militaire de l'armée de l'air du Mandchoukouo, en 1942, et du commandant de la première escadrille de cette armée de l'air. Un soir, peu avant les célébrations des 10 ans du Mandchoukouo, des soldats de l'armée du Kantô, l'armée de terre japonaise, croisent par hasard Andô dans un bar. Ils disent qu'ils fondent de grands espoirs pour le premier vol du colonel vers le Japon, en l'honneur des commémorations. Le soldat japonais continue en disant que former une armée composée de chinois, de hans, de coréens, de mongols et même de russes n'a pas dû être facile. Pourtant, même s'il est de la même promotion qu'Andô, il l'envie car il a eu un bel avancement en passant de l'armée du Kantô à celle du Mandchoukouo. Il ajoute pour provoquer que même dans une armée de fanfarons, un colonel reste un colonel. Par contre, Andô ne doit pas oublier une chose, c'est que l'armée du Kantô sera toujours derrière. Le colonel le remercie, mais le soldat insiste et dit que l'armée du Mandchoukouo est une décoration, rien de plus, et que, de toute façon, il doute que des soldats incapables de retenir parfaitement les préceptes de l'empereur puissent aller au front. A ce moment, un homme intervient et dit que l'armée la plus puissante est celle qui ne se bat pas. Il ajoute que Sun Zi disait que la force de dissuasion est la meilleure de toutes. Le soldat japonais est vexé et demande à cet inconnu s'il insinue que l'armée du Kantô est plus faible que celle du Mandchoukouo. Il lui ordonne de se lever, et l'inconnu s'exécute. C'est alors qu'Andô se lève à son tour et dit "respecter et donner priorité à la paix", citant Shôtoku Taishi. Avant de s'en aller, il ajoute que l'idéologie de l'Asie est la paix à tout prix, et que les soldats devraient en prendre conscience. Une fois à l'extérieur, il entre dans une voiture où l'attendent 2 autres japonais, Takumi Kusaka et Jirô Yoshimura. Ceux-ci veulent que le colonel tue l'empereur Puyi lors du défilé. Andô accepte, mais ne veut laisser aucun manifeste ou déclaration de guerre. Yoshimura pense qu'il ne sera pas compris, mais le colonel sait qu'il n'aime pas expliquer à chaque fois qu'il agit. Yoshimura estime qu'il va être pris pour un fou, mais pour Andô, chacun dira ce qu'il a envie de dire. Certains le comprendront et cela lui suffit. Pour Kusaka, la façon dont il pense à ses hommes et la manière dont il les a éduqué est bonne. Il n'y a pas besoin de mots et ses sentiments sont assez clairs. Le colonel voit alors l'intensité des flammes brûler dans le regard de Kusaka, malgré son calme apparent. Plus tard, autour d'un feu de camp avec ses hommes, Andô demande au lieutenant Chô s'il est tendu. Celui-ci répond que oui, et qu'il a les bras tout raidis. Il est tout excité à l'idée de pouvoir montrer aux citoyens ce dont leur aviation est capable, et le seul fait de penser au drapeau à 5 couleurs du Mandchoukouo qui va flotter au-dessus des pontes de l'armée du Kantô, cela le réjouit. Andô lui dit de faire tout de même gaffe à ne pas se pisser dessus. Un autre homme demande au colonel s'il pense qu'ils iront au front avec l'armée du Kantô. Andô lui répond que les combats inutiles n'auront pas lieu et que si ça doit se faire, ça se fera. Après avoir jeté sa cigarette dans le feu, le colonel annonce à ses hommes que le lendemain, il ne volera pas avec eux. Devant leur air interloqué, il explique qu'il décollera avec eux, mais qu'il prendra une direction qu'il ne peut révéler, et que ses ordres sont très clairs. L'escadrille devra rester formée. Il ajoute que ceux-ci sont encore jeunes et que le lendemain, ils vont représenter l'aviation de leur pays, leur offrant l'occasion de devenir une armée respectée. Le jour suivant, Andô décolle avec son escadrille, puis se dirige tout d'un coup vers l'estrade où se trouve Puyi. Il va éliminer celui-ci qui a tout abandonné pour devenir empereur, devenant aussi une marionnette de l'armée du Kantô. Les premiers font s'écrouler l'estrade, et Andô aperçoit l'inconnu qui était dans le bar, étant le seul à courir au secours de l'empereur. Il emmène Puyi de force dans une petite ruelle, alors qu'Andô refait un passage. Ne pouvant plus tuer l'empereur, Andô estime que l'inconnu a sauvé celui-ci, à moins que ce ne soit lui-même qui ait été sauvé. Andô s'en va avec son appareil et c'est sa dernière apparition dans ce tome.
Volume 8
Toujours dans son avion depuis sa tentative d'assassinat de Puyi, Andô tente d'atteindre la Mongolie. Mais comme il manque de carburant, il doit se résoudre à se poser. Il repère une prairie à côté de la rivière et passe en phase d'atterrissage. Une fois au sol, il camoufle son appareil avec de l'herbe et des branchages, gardant juste son arme de poing. Il décide ensuite de griller une dernière cigarette, avant de probablement se suicider. C'est alors qu'un jeune garçon apparaît, dirigeant son âne, et qui propose au colonel de venir manger. Andô trouve cela dommage de mourir le ventre vide et accepte l'invitation. Une fois dans la ferme avec le reste de la famille du garçon, le colonel les remercie pour le repas. Ensuite, le père de famille lui demande s'il est un militaire du nord ou du sud, et de quel régiment. Andô leur explique qu'il fait partie de l'armée du Mandchoukouo, et qu'il est japonais d'origine. Le père lui dit alors que pour eux, la guerre et les hommes, c'est comme le beau temps et le mauvais temps, ils se contentent de vivre sans s'y opposer. Andô se dit alors qu'il aimerait bien savoir ce que va devenir l'état du Mandchoukouo. On ne voit plus Andô par la suite dans ce tome.
Lieutenant Chô
Volume 7
Ce militaire fait partie de l'armée de l'air du Mandchoukouo, un pays fantoche créé par l'armée de terre japonaise, et il est sous les ordres du colonel Andô. En 1942, pour célébrer les 10 ans d'existence du Mandchoukouo, Andô et ses hommes vont parader dans leurs appareils au-dessus de la capitale, Xinjing. Le soir avant le défilé, tous les hommes, dont Chô, se retrouvent autour d'un feu de camp, et Andô deamnde à Chô s'il est tendu. Celui-ci répond psitivement, déclarant même qu'il a les bras tout raidis en pensant qu'ils vont pouvoir montrer aux citoyens ce dont leur aviation est capable. Il est tout excité, et il est encore plus en songeant au drapeau à 5 couleurs qui va flotter au-dessus des pontes de l'armée du Kantô. Andô lui recommande tout de même de ne pas se pisser dessus, et tous rigolent. Un autre homme demande au colonel s'ils vont devoir aller au front en Chine avec l'armée du Kantô, mais pour Andô, les comabts inutiles n'auront pas lieu et ce qui doit arriver arrivera. Puis le colonel annonce que le lendemain, il ne volera pas avec eux. Le lieutenant et les autres ne comprennent pas. Andô explique qu'il décollera avec eux, mais qu'il aura une direction qu'il ne peut leur révéler. Ses ordres sont très clairs mais l'escadrille ne doit pas rompre sa formation. Chô et les autres sont interloqués, et le colonel leur répond qu'ils sont encore jeunes, qu'ils représentent l'aviation de leur pays et que le lendemain, ils auront l'occasion de devenir une armée respectée. Le jour suivant, l'escadrille décolle et lorsqu'ils arrivent au-dessus de Xinjing, Andô se dirige vers la tribune officielle, où se trouve l'empereur Puyi, sous les yeux ébahis de Chô et des autres pilotes. Il se met alors à attaquer l'empereur, qui parvient néanmoins à s'échapper avec un inconnu. Le soir-même, l'armée du Kantô débarque dans la caserne du premier régiment aérien de l'armée du Mandchoukouo. Un officier s'avance et annonce que par ordre du quartier général, l'état de siège est proclamé pour le régiment et qu'ils ont interdiction de voler jusqu'à nouvel ordre. Chô et les autres sont donc consignés dans leurs baraquements. Mais pour le lieutenant, ils n'ont pas à avoir peur car l'armée du pays, c'est eux. C'est la dernière apparition de Chô dans ce tome.
L'empereur Aixinjueluo Puyi (PH)
Volume 7
Dernier empereur de Chine de la dynastie des Qing, Puyi est mis à la tête de l'état fantoche du Mandchoukouo par les japonais en 1932, après la conquête de cette région par ces derniers. En 1942, Puyi participe aux célébrations des 10 ans de l'état du Mandchoukouo, sous la surveillance de l'armée du Kantô, l'armée de terre japonaise. Il salue les troupes qui défilent depuis son estrade. Soudain, l'un des appareils de la première escadrille de l'aviation du Mandchoukouo quitte sa formation et se dirige vers l'empereur, puis, sous les yeux ébahis de Puyi, l'avion ouvre le feu dans sa direction. Les balles sifflent juste à côté de Puyi, et l'estrade s'effondre. L'empereur, apeuré, prie car il ne veut pas mourir, et il se met même à vouloir creuser le sol pour se cacher. C'est alors qu'un japonais inconnu le prend par le bras et lui conseille de courir. Il le pousse vers le public qui s'écarte pour ne pas être pris dans le feu, pour finir par s'abriter entre les habitations. Après quelques instants, Puyi et l'inconnu reprennent leur souffle, et un autre japonais arrive pour remettre un appareil photo à son compagnon, déclarant que l'homme qu'il recherche a dû tout observer de loin. L'empereur leur demande qui ils sont et exige le respect qui lui est dû. Celui qui l'a sauvé lui répond qu'ils sont là pour le protéger contre l'armée qui en a après sa vie. Ensuite, l'autre inconnu lui donne sa veste pour permettre à Puyi de passer plus inaperçu. Le japonais qui a sauvé l'empereur s'appelle Kadomatsu, et l'autre Kisaragi. Le trio va se cacher chez un ancien de la marine impériale qui s'appelle Yabuki. Mais sur place, Puyi se méfie de la nourriture qu'on lui donne. Pourtant, Kadomatsu lui dit que celle-ci n'est pas empoisonnée, et mange une brioche devant l'empereur. Celui-ci se met à trembler et déclare qu'il préférait encore la vie dans la cité interdite de Pékin, ou celle de fugitif à Tianjin. Et s'il avait pu prendre ses trésors avec lui, il n'aurait pas été berné par ces militaires japonais. Il pense qu'il ne pourra pas regarder ses aïeux dans les yeux car pas un soldat n'a bougé pour le sauver. Il s'apprête à jeter une brioche, mais Kadomatsu l'arrête dans son geste. Tout ce que veut Puyi, les larmes aux yeux, c'est être un véritable empereur. Le japonais lui dit qu'il y a des gens qui sèment des graines, qui récoltent, qui prennent de la farine et qui cuisine, mais il y a aussi un empereur. Puyi sèche ses larmes et se rappelle que son précepteur lui a enseigné de ce qu'il fallait faire en tant qu'empereur, mais il ne lui a jamais appris ce qu'il fallait faire pour devenir empereur. Puyi n'apparaît plus par la suite dans ce tome.
Volume 8
Logeant toujours chez Yabuki, Puyi reçoit son plat et se dit que dans la dernière dynastie des Qing, c'est probablement une première qu'un repas soit servi sans la présence d'un goûteur et que l'empereur mange seul. Pourtant, au début, il ne voulait même pas toucher ces plats servis par Kadomatsu. Pourtant, un soir, Kadomatsu sent que celui qui veut assassiner Puyi va passer à l'action. Alors que Kisaragi, qui est en bas, se fait probablement capturer ou tuer, Kadomatsu demande à l'empereur de se cacher sous le lit. Takumi Kusaka, l'homme qui en veut à la vie de Puyi, entre dans la chambre, plongée dans l'obscurité, tandis que l'empereur prie pour sa vie. Kadomatsu déclare que Puyi survivra à la guerre et mourra à Pékin de sa belle mort. Et Kadomatsu ajoute que tant qu'il sera là, Kusaka ne pourra pas faire ce qu'il veut. Kadomatsu le traite de minable terroriste et que le sort de tous les hommes le concerne. Mais pour Kusaka, son adversaire est un homme enchaîné qui se fait voler volonté et liberté, et un perdant. Kadomatsu lui répond que dans le Japon d'où il vient, plus personne ne regarde le monde avec une vision simpliste de "ami-ennemi", et on ne tue plus les gens, même pour un idéal qui n'est qu'un prétexte égoïste. Il pointe son arme vers Kusaka, qui lui rétorque qu'il ne protège ni la souveraineté, ni le peuple. Pour lui, la force d'auto-défense que représente Kadomatsu est une force armée qui remue la queue devant les autres pays. Il n'y a donc pas de terme plus approprié que "perdants" pour les définir. Kusaka pointe aussi son arme et après quelques instants, un seul coup de feu résonne. C'est Kadomatsu qui est touché, et le complice de Kusaka monte les escaliers en panique. Mais Kusaka lui demande de rester à l'extérieur. Il glisse ensuite l'arme de Kadomatsu sous le lit et demande à Puyi de sortir. Kusaka sait que que l'empereur souhaite la renaissance de la dynastie des Qing, mais aussi que de tous ceux qui avaient ce rêve, Puyi est le seul à encore y croire. Le Mandchoukouo doit devenir un véritable état indépendant, et c'est ainsi que parle le frère de Puyi, Fuketsu. Puyi se demande ce qu'il devrait faire à part porter ce rêve, lui qui est empereur de la dynastie des Qing. Kusaka lui répond qu'il q perdu sa liberté en devenant empereur à 2 ans et que la véritable liberté est d'assumer ses responsabilités. Si il utilise l'arme contre Kusaka et qu'il survit, il continuera à être le pantin de l'armée du Kantô. C'est alors que le complice de Kusaka, Yoshimura, apporte le ronpai jaune, le symbole de l'empire transmis de génération en génération depuis Qianlong. Les japonais lui avait interdit de porter cette tenue officielle, et Kusaka révèle que c'est Fuketsu qui le leur a donné. Puyi revêt l'habit et remercie Kusaka car pour la première fois, de sa propre volonté, il va faire un choix et devenir libre. Il met l'arme sur sa tempe mais n'est pas capable d'appuyer sur la gâchette. Alors, tout en tremblant énormément, il pointe l'arme en direction de Kusaka et tire. Il le rate, probablement volontairement, et Kusaka déclare son sincère respect pour le choix que Puyi a fait. Il pointe son arme vers l'empereur et lui tire une balle en plein front, Puyi décédant malgré tout avec le sourire aux lèvres.
A suivre...
Cronos