Volume 19
En continuant de chercher des informations, Kisaragi et Umezu finissent par apprendre qu'une société japonaise basée au Mandchoukouo envoie des produits depuis le Mandchoukouo même, et pas depuis le Japon. La société mère siègerait au Mandchoukouo mais le tout resterait flou. Le capitaine demande s'il n'y a pas des liens avec Ishiwara, mais celui-ci ne se montre pas. Par contre, selon le personnel de la gare de Shakwan, où arrivent ces marchandises, il y aurait toujours quelqu'un pour surveiller les chargements et les déchargements, et celui-ci serait japonais. Umezu et Kisaragi étudient donc les personnes japonaises qui, dans leur histoire, auraient pu fabriquer la bombe atomique. D'ailleurs, l’armée de terre avait demandé au professeur Yoshio Nishina de mener des recherches, mais le laboratoire fut détruit par un bombardement en 1945 avant d'avoir achevé le travail. La marine, elle, a engagé le professeur Arakatsu, qui ne dépassa pas le stade théorique. Quoi qu'il en soit, le nombre de scientifiques capables de travailler sur ce sujet ne sont pas nombreux, dont un certain Mansaku Kurata, renvoyé de l’université de Kyoto. D’après les documents de la marine, celui-ci s'est soudainement rendu à Truk pour rejoindre le personnel rattaché à l’armée. Donc, si le matériel arrivant en train et que l'un des scientifiques inconnus dirige les opérations, cela signifie que la bombe est fabriquée dans la région. Pour le lieutenant, dans ce genre d’opération, une trop grande curiosité peut être gênante. Il se demande s'il y a un intérêt à empêcher la fabrication d'une seule bombe, alors que plusieurs vont être faites par les grandes puissances. Mais selon le capitaine, les scientifiques travaillant sur cette arme ne connaissent pas les conséquences d'une telle bombe. Ayant cette connaissance, Umezu ne peut tolérer la fabrication d'une seule d'entre elles. Le duo se rend à la gare de Shakwan et attend le train avec la marchandise. Ils voient un homme ressemblant à Kurata superviser le déchargement, et Umezu décide d'aller lui parler, malgré les craintes de Kisaragi. Après cela, le capitaine a la confirmation que c'est Kurata car l'affaire du bateau dans lequel il a quitté Truk et qui a été coulé par un sous-marin américain n'a pas été rendu publique pour cacher l’évacuation de Truk par la flotte combinée. Hors le scientifique en a parlé, confirmant qu'il se trouvait à bord. Le duo finit par découvrir que la bombe est fabriquée sur un bateau avec un pavillon portugais, un pays neutre dans la guerre. Grâce à ce bateau, Kusaka et les siens peuvent se déplacer librement. Umezu veut monter à bord, mais Kisaragi a déjà repéré 5 ou 6 soldats qui se font passer pour des ouvriers. Ne voulant pas faire d'erreur, le lieutenant ne veut pas se précipiter. Comme Ishiwara ne l'a certainement pas révélé à l’armée de terre, ils doivent avoir un point faible et ils vont observer pour saisir l'occasion. Ainsi, en voyant Kurata quitter le bateau pour aller dans une maison close, Kisaragi et Umezu le suivent, ligotent la prostituée, et le lieutenant surprend le scientifique par derrière et le saisit par la nuque, l'avertissant de ne pas dire un mot car il peut le tuer sans difficulté...
Volume 20
Kisaragi fait perdre connaissance à Kurata, puis invite Umezu à rentrer dans la chambre. Tous les 2 apprennent que le scientifique a l'habitude de partir à 5h du matin, ce qui leur laisse une dizaine d'heures pour agir. Ils réveillent Kurata, et le capitaine explique à celui-ci qu'il sait ce qu'il fabrique. Mais le scientifique lui répond que même sans lui, le projet sera achevé. C'est pourquoi Umezu décide d'aller sur place pour prendre l'uranium et le jeter en toute sécurité. Kurata refuse, et le capitaine lui explique les conséquences de la bombe, disant qu'il devra donc se débarrasser du scientifique. Pour le lieutenant, cela a du sens, mais il se demande s'ils ne devraient pas arracher les yeux de la prostituée, ou lui couper le nez. Kurata dit qu'elle ne compte pas pour lui, mais Kisaragi sait que pour le scientifique et pour Umezu, c'est un acte impardonnable, ce qui n'est pas son cas. Le lieutenant s’apprête à agir, quand Kurata accepte finalement d'aller jeter l'uranium, pendant que Kisaragi reste là. Ce dernier confie son arme au capitaine, qui s'en va avec le scientifique par une autre issue. Ensuite, entendant du bruit dans les escaliers, le lieutenant comprend qu'Umezu et Kurata ont été repérés, et il éteint la lumière avant de sortir vers le toit. Là, il assène un coup de pied à l'un de ses poursuivants avant de foncer en direction du port. Kisaragi ne pensait pas qu'ils seraient découverts aussi vite, et comme il y a 20 minutes en voiture pour arriver au port, Ishiwara aura certainement pris des mesures, en déplaçant par exemple l'uranium. Le lieutenant se demande ce qu'il peut faire pour arranger la situation. Une fois sur place, le général a effectivement fait encercler le navire portugais, le Luis Frois. Mais ayant trouver un moyen d'agir, Kisaragi réquisitionne une canonnière de la marine impériale, déclarant que des sujets asiatiques sont retenus à bord du Luis Frois par un groupe d'opposants au Japon. Comme la zone maritime fait partie de leur prérogatives, la canonnière demande la collaboration de l’armée de terre, empêchant ainsi Ishiwara d'agir. La canonnière va inspecter le navire portugais, et le lieutenant souhaite monter à bord en premier, en guise de repérages. C'est alors que le général fait saborder le navire pour éviter que l'affaire ne devienne publique. Et quand Kisaragi monte à bord du Luis Frois, il voit Umezu et Kurata en train d'essayer d’éviter de voir l'un des containers d'uranium de tomber dans la cale du navire. Un coup de feu retentit et le container finit par tomber, suivi par Umezu, blessé à l'estomac, sans que le lieutenant puisse faire quoi que ce soit. Il retrouve les lunettes brisées du capitaine dans la cale, ainsi que son corps sans vie. Kisaragi quitte les lieux pour envoyer un message à Kadomatsu avec ces mauvaises nouvelles. Kisaragi n'apparaît plus par la suite dans ce tome.
Volume 21
Kisaragi est toujours à Nankin mais il n'ose plus s'approcher du nouveau lieu de fabrication de la bombe atomique car il serait reconnu par les hommes d'Ishiwara. C'est pour cela qu'il y a envoyé son informateur, Takaoka. Le lieutenant attend celui-ci durant une dizaine de jour dans sa chambre, alors qu'il fait très chaud et qu'il n'y a plus de vent. Takaoka arrive enfin et demande d'abord de l'eau. Après avoir bu, il prévient déjà que c'est la dernière fois car ça commence à devenir bizarre. Il explique que l'effectif de surveillance a été triplé par rapport à celui du Luis Frois. Même Kisaragi n'aurait aucune chance de s'y infiltrer. Il raconte ensuite que depuis quelques temps, les employés comme lui ne peuvent plus aller au fond de l'usine, comme par exemple la salle des plans. Un soir, il a fait semblant de s’être perdu et a surpris une conversation entre 2 hommes. L'un d'eux ne voulait pas se précipiter et attendre les autres matériaux pour ne pas perdre en puissance et en précision. Il a ajouté qu'en la fabriquant rapidement, elle serait tellement grosse qu'elle ne pourrait pas être transportée en avion. Il s'est demandé si l'ordre venait du général, mais l'autre homme lui a répondu que cela venait de Kusaka, à Palau, qui demandait en retour la date de finition. Le scientifique lui a alors répondu que ce serait prêt au début du mois d'octobre. Le lieutenant comprend qu'il s'agissait de Kurata et de Yoshimura et explique à Takaoka que le scientifique est le concepteur d'une nouvelle bombe, sans pouvoir en dire plus. Takaoka le trouve étrange car avec la mort d'Umezu, sa mission est terminée, et il est pourtant revenu à Nankin, sous contrôle d'Ishiwara. Takaoka ne l'a accompagné que parce qu'il avait des dettes d'honneur. Pourtant, à sa place, Takaoka serait rentré à Shanghai, à moins d’être redevable envers Umezu. Kisaragi lui répond que non, et que c'est peut-être la chaleur qui l'a rendu fou. L'informateur s'en va, et le lendemain, alors qu'il se rend vers la gare, le lieutenant aperçoit un attroupement. Il constate alors qu'il s'agit de Takaoka, qui a été battu à mort. Une fois dans le train, Kisaragi se dit qu'il n'a pas beaucoup à remettre à Kadomatsu. On ne voit plus Kisaragi par la suite dans ce tome.
- Statut au volume 21 : Vivant.