• Un zoo en hiver

    J'ai reçu en prêt une autre des oeuvres de Taniguchi. Comme c'est un prêt, je vais me dépêcher de tout écrire à son sujet, tout en en prenant un soin tout particulier, avant de le rendre et avant de m'atteler à d'autre articles sur d'autres mangas. Et je commence comme d'habitude avec une fiche technique et un avis général.

     

    scan 157Fiche technique :

    • Titre VO : Fuyu no doubutsuen
    • Editeur VO : Shogakukan
    • magazine de prépublication : Big comic
    • Nombre de volumes VO : One-shot
    • Années : 2008
    • Editeur VF : Casterman
    • Nombre de volumes VF : One-shot

    Synopsis :

    Nous sommes à Kyoto, en 1966. Hamaguchi est un jeune homme qui travaille dans une PME de textiles. Il ne se sent pas épanoui mais continue malgré tout. Lorsqu'il est chargé de surveiller la fille du patron, il laisse partir celle-ci avec son amant dans un zoo durant l'hiver. Soupçonné d'avoir aidé la jeune femme, il décide de tout plaquer du jour au lendemain pour devenir assistant d'un mangaka à Tokyo, grâce à la relation d'un de ses amis. A partir de là commence le dur métier de dessinateur de mangas et d'assistant, avec le peu d'heures de sommeil, les longues journées de travail mais aussi la découverte de la ville, les nuits animées de Tokyo et la vie en général. Hamaguchi va-t-il pouvoir aller jusqu'au bout de son rêve ou va-t-il devoir abandonner ?...

    Mon avis :

    Dans cet oeuvre, Taniguchi nous dévoile les dessous du monde du manga. Autrement dit, il nous raconte un peu son passé à travers le personnage d'Hamaguchi. Bien évidemment, on est loin du parcours de Taniguchi, mais l'auteur a certainement introduit des éléments personnels dans son scénario. On est bien loin de trouver un quelconque élément magique dans cette histoire. Néanmoins, il s'en dégage una atmosphère féérique, comme si finalement, c'est la vie au quotidien, avec ses choix, ses rencontres, ses déceptions, ses joies et ses peines qui fait qu'une telle histoire est finalement totalement magique. Le fait que l'on découvre l'univers des mangas nous fait bien comprendre que c'est loin d'être facile et qu'il faut une sacrée volonté pour se lancer dans cette aventure. Ne devient pas mangaka qui veut. Autre élément intéressant, on retrouve le personnage de la femme frêle et malade, comme si Taniguchi faisait référence à quelqu'un en particulier. Dans ce récit, tout est traité en finesse, calmement. Une histoire à lire si vous envisagez de devenir mangaka mais aussi si vous aimez les récits poétiques, sans violence, ni sexe, ni magie. Du tout bon.

    Cronos


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