• Tokyo Killers

    L’éditeur Kana choisit de continuer à puiser dans la période polar noir de Taniguchi pour nous sortir ce recueil d'histoires sombres où des tueurs, des détectives ou même des inconnus s'entretuent à coups d'armes à feu le plus souvent. Ce volume complète donc la série Trouble is my business, et je ne me suis pas fait prier pour me le procurer. Il est maintenant plus que temps d'en parler ici.

     

    Fiche technique :

    • Titre VO : Hotel Harbor view - Kaikei Saketen.
    • Scénariste : Natsuo Sekikawa.
    • Editeur VO : Futabasha.
    • Nombre de volumes VO : One-shot.
    • Année : 1983.
    • Editeur VF : Kana.
    • Nombre de volumes VF : One-shot.

    Synopsis :

    Dans le premier récit, un privé suicidaire et alcoolique se fait tirer dessus et décide d’enquêter pour savoir qui veut le supprimer, retrouvant son énergie, se lançant dans une course poursuite. Dans l'histoire suivante, 2 américains, un homme et une femme, arrivent à Honk Kong. Et sur place, un japonais s'adonne à l'alcool et aux plaisirs de la chair sans que l'on sache pourquoi. Et apparemment, quelqu'un doit venir le tuer. Le troisième récit a pour personnage principal un père japonais qui veut venger sa fille, dont le corps a été sévèrement tailladé, et poursuit son assassin jusqu'au Venezuela où il s'est réfugié. Dans la quatrième histoire, une tueuse à gage arrive à Paris pour éliminer un autre tueur très connu qu'elle connaît. Celui-ci, une légende, a déjà abattu un autre tueur à gage, mais ne se souvient pas de la jeune femme. Dans la dernier récit, Robert, un français, va au Japon sur les conseils d'un japonais, et part y étudier et observer la culture des yakuzas.

    Mon avis :

    Quand on ouvre ce recueil, on est directement frappé par les dessins, magnifiques, très précis, servant à merveille les thèmes des récits, à savoir la violence, l’obscurité des personnages et de l'ambiance, le sexe brut. Quand on lit sur la couverture arrière du tome qu'il s'agit d'un vibrant hommage au film noir, on se dit déjà que nous n'avons pas été trompés par la marchandise. Et en lisant ces histoires, on plonge encore plus profondément dans les polars sombres, réservé à un public adulte. Il ne faut cependant pas lire ce volume si on a le morale dans les chaussettes car l'ambiance est ici crasseuse, et les "héros" sont violents et déprimés eux-mêmes. Il ne faut donc pas s'attendre à des happy end. Même si je trouve certains récits un peu brouillons, notamment le premier dans lequel nous n'avons qu'une vague explication de ce qui se passe, l'ensemble est réussi. Comme dit plus haut, c'est surtout le dessin qui joue énormément dans le succès de ces histoires. Je dois avouer avoir été assez agréablement surpris par cette oeuvre de jeunesse. Si vous avez aimé Trouble is my business, vous pouvez vous ruer sur ce recueil sans hésitation. Pour bien apprécier ce tome, il faut néanmoins aimer ce style d'ambiance. Certainement pas le meilleur Taniguchi, mais une belle surprise toutefois.

    Cronos


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